Mao o Truco?

•1 avril 2008 • 2 commentaires

Je viens de me prendre une branloute (un mix entre branlée et déroute) au mao. Le mao, c’est un jeu qui se joue avec les cartes espagnoles. Au lieu d’avoir pique, coeur, trèfle et carreaux, on joue avec basto, oro, espada et copa (baton, or, épée et verre, de type coupe, mais attention, ca fait très très con de le prononcer en francais). On distribue 5 cartes à chacun, le but étant de reussir à être le premier à s’en débarrasser, ou de faire le moins de points possibles(”cortar”). C’est comme le 8 américain en fait, sauf qu’il n’y a ni rois ni reines. J’ai réussi à me débarrasser de mes deux collègues français (Nil et Alice), mais je n’ai pas eu assez de vice pour venir a bout des deux argentins (Ariel et Mariano). Ils m’ont largement surpassés ces deux la. Ah, il aurait tort de passer pour un type bien Ariel, caché derrière ses lunettes avec son petit sourire en coin, le saligaud ! Et ce fourbe de Mariano qui fait des pièges à tour de bras en me stipulant que cela fait partie des “règles”: “Noooooo Hugo! las trampas hacen parte del juego !”, et de se gondoler avec son pote en me refilant trois cartes de pénalité…

Photo de Louise, merci !

Mouais… Quoiqu’il en soit, un jeu dans lequel tu commences par distribuer les cartes par le bas ne peut qu’être douteux… Enfin, on a quand même bien rigolé, et la revanche viendra lors d’une partie de truco, dont je tenterais de vous en expliquer les règles. Lorsque je les aurais intégrées…

Tout Le Monde parle de la monnaie!

•21 mars 2008 • Laisser un commentaire

Voici un article du Monde, sur la pénurie de monnaie à BS AS. Je précise que ce problème est général à tout le pays, et que rendre la monnaie en bonbon est tout à fait courant… Et il ya des billets de deux pesos. N’y avait-il pas le projet de faire des billets de deux euros en Europe?

Des sous, des sous, des sous !!!

Les astuces des Argentins, face à la pénurie de monnaie
LE MONDE | 21.03.08 | 15h41  •  Mis à jour le 21.03.08 | 15h41
BUENOS AIRES CORRESPONDANTE

n hot dog et un Coca-Cola gratuits si vous avez 50 pesos en pièces de monnaie” : la pancarte d’une supérette, les fameux quioscos des trottoirs de Buenos Aires, illustre la pénurie de monnaie qui frappe l’Argentine. Les pièces d’un peso ou de 50, 25, 10 et 5 centimes sont devenues des denrées rares.

 

Un sujet d’inquiétude, surtout pour voyager en autobus ou en train, car les machines n’acceptent pas les billets. “C’est une odyssée”, se désespère Maria, une étudiante qui va de quiosco en quiosco achetant n’importe quoi dans l’espoir de réunir les 90 centimes de son ticket de bus. Mais faute de pièces, il est courant que l’on vous rende des bonbons en guise de monnaie.

Certains commerçants préfèrent perdre la vente si le client ne fait pas l’appoint. D’autres, plus généreux, arrondissent les prix. Les responsables du métro doivent parfois laisser passer les voyageurs sans les faire payer.

“Je suis entré dans une pharmacie pour acheter de l’aspirine et me procurer quelques pièces, cela oblige à consommer inutilement”, ronchonne un avocat. Plus créatif, Dario, un chauffeur de taxi, donne chaque matin un billet de 20 pesos (environ 4 euros) à de jeunes mendiants. A la fin de la journée, il récupère l’équivalent en pièces de monnaie.

Les banques refusent souvent de collaborer. Elles ont pourtant reçu l’ordre de changer les billets de 100 pesos, sous peine d’une amende de 100 000 pesos. La banque centrale affirme avoir mis en circulation, depuis janvier, 250 millions de pièces via les supermarchés et les postes de péage. Le gouvernement assure qu’il y a 4,5 milliards de pièces de monnaie en circulation, ce qui est jugé suffisant pour une population de 40 millions d’habitants.

Diverses explications circulent à Buenos Aires. Depuis la dévaluation du peso, la valeur du métal qui sert à fabriquer les pièces est supérieure à celle de la monnaie. Des mafias fondraient les pièces pour les revendre sous forme de lingots de cuivre et de nickel. “Des responsables de lignes d’autobus viennent nous revendre leur monnaie, mais contre un billet de 100 pesos, ils ne nous donnent que 95 pesos en pièces”, dénoncent des commerçants. “C’est la seule option pour ne pas être réduits à rendre la monnaie avec des bonbons”, soupire Eduardo Medaglia, président de l’Union argentine des quioscos.

Christine Legrand
Article paru dans l’édition du 22.03.08

Le TGV BSAS – Rosario

•18 mars 2008 • Laisser un commentaire

Ce matin, j’ai entendu dans la radio qu’écoutait le taxi notre ambassadeur. Il affirmait que la dette que doit l’Argentine au club de Paris (les pays créanciers de l’argentine) pourrait, en ce qui concerne notre beau pays (ses rivières, ses plaines et ses clochers), trouver un “arrangement” avec la construction du TGV BS AS-Rosario.

“Arrangement” a dans ce pays beaucoup de significations, reste à savoir laquelle sera employée.

Avouons tout de même que le prix d’un tel projet est pharamineux pour l’Argentine, et que ce n’est certainement pas la priorité numéro un du pays. Il y a des voies férrées qui existent ici, des milliers de kilomètres, dont 80% ne sont pas utilisées car abandonnées. Aujourd’hui, le gouvernement argentin voudrait avoir son TGV, alors qu’il y a un réseau qui existe déja, qui ne demande qu’à être rénové et pour un prix certainement moins élevé.

Les Kirchners sont gonflés, mais ca, tout le monde le savait déja.

Ils se foutent plutôt de la gueule du monde, en tout cas, de celle des argentins.

Mais chuuuuuut… Il y aurait un casino à Rosario en construction…

Arc-en-ciel a Rosario

•13 mars 2008 • Laisser un commentaire

Arc-en-ciel à Rosario, depuis la terrasse…

Ca fait longtemps que je voulais la mettre en ligne. Après tout, ce n’est qu’un arc-en-ciel, mais ca met de bonne humeur.

Si si, on le voit bien, rapprochez-vous!

C’était le dernier de la der’ des der’

•12 mars 2008 • Laisser un commentaire

C’était inévitable, le dernier poilu est parti rejoindre ses copains tombés il y’a plus de 90 ans lors du grand gâchis de 14-18. Des millions d’hommes qui se sont fait volé leur vie et leur jeunesse dans ce conflit absurde. Parmis eux, des belges, des algériens, des indochinois, des français, des sénégalais, des allemands, et bien d’autres, tous victimes du nationalisme fanatique et de la trahison des états-majors européens. Le dernier poilu français s’appellait Lazare Ponticelli, il était né en Italie.

Il n y a plus de témoins, plus de bouches pour raconter, comme celle des deux vieux qui étaient venus dans ma classe à l’école primaire. Je ne me souviens plus de leurs noms.

Mais je n’oublie pas.

 

Extrait de la Bande Dessinée de Tardi

 

Les Pumas à Rosario

•4 mars 2008 • Un commentaire

Attention Mesdames et Messieurs, la boucherie Sanzot annonce une réduction exceptionnelle sur le charolais….Et alors y sont pas beaux mes E-flyers? Sobriété, efficacité… Pas mal l’expo! Celui la encore peut passer, il n’est pas trop amoché… Mais il y’ a des portraits, on dirait des gueules cassées sorties des tranchées de 14-18! C’est bon tout ca : “Du sang, de la chique et du molard!” Si vous aimez les épaules d’acier, les pectoraux de fonte, les oreilles fondues, les nez de traviolle et les arcades éclatées, viendez à l’expo!

Avec, s’il vous plait, le staff des Pumas qui nous ont mis une râclée lors de la dernière coupe du monde… Et tiens ca fera plaisir à certain, c’est Jorge Ruiz, entraineur de Central, qui viendra avec Daniel Baetti narrer “les fabuleux exploits des bleus”, pardon des Pumas… Allez promis, c’était la dernière fois que je vous parlais de football. Quoique…

Bob Dylan en Concert à Rosario

•4 mars 2008 • Laisser un commentaire

Bob Dylan sera en concert à Rosario le 18 mars prochain à l’hippodrome, Parque Independencia.

Precios:
Campo VIP 1: $380.-
Campo VIP 2: $330.-
Campo VIP 3: $280.-
Platea Baja Preferencial: $220.-
Platea Baja: $170.-
Platea Alta: $90.-
General con acceso a Campo: $75.-

L’état civil ouvert aux fœtus: la justice des victimes –

•4 mars 2008 • Laisser un commentaire

«Les fausses couches et les fœtus n’existent plus, il n’y a plus que des enfants morts. L’information est parue le 7 février dernier: la Cour de cassation autorise la déclaration à l’état civil d’un fœtus né sans vie quels que soient son poids et l’état de la grossesse. Cet arrêt, qui aurait été rendu pour satisfaire les associations de parents endeuillés, s’inscrit dans ce mouvement général, si actuel, d’homogénéisation et d’hygiénisme. Il prétend donner une réponse radicale à une question en souffrance, ceci dans le but, en apparence admirable, d’éradiquer une douleur.

http://contrejournal.blogs.liberation.fr/mon_weblog/2008/02/en-largissant-l.html

http://www.typepad.com/t/trackback/2641101/26546148

La cancha, qu’est ce que c’est ?

•3 mars 2008 • 5 commentaires

Bon, ca y’est, je vous vois venir…. Non, je ne fais pas un blog sur les stéréotypes argentins… Mais il fallait bien que je vous montre ce que je fais un dimanche à Rosario. Bin j’vais au foot. En France, je ne mets jamais les pieds dans un stade de foot, mais ici oui… Fallait bien commencer.
 Avec Mariano, je suis allé pour la troisieme fois au stade du parque Indepedencia voir Newell’s reçevoir Racing, mais cette fois ci, je n’ai pas pu rentrer dans la popu (la popular)car il n’y avait plus de places. Mais par chance, un pote de mariano ,  – Chacho de son surnom – m’ a fait rentrer gratuitement avec lui, comme ca, en le suivant dans la file pour la platea. La platea, c’est la tribune qui est censée être un peu plus pépère, avec des vieux et tout. Alors oui, il ya des vieux, mais ils sont loin d’être pépères: ils passent leur temps à insulter les joueurs, en particulier ceux qu’ils sont censés supporter, et à traiter l’arbitre de tout les noms… Il parait qu’ils ont leurs raisons… Comme en France quoi. Sauf que eux, ils ne s’arrêtent jamais de chanter. Les types chantent, font des moulinets avec les bras, crient pendant 90 minutes, sans arrêt. Balèzes non ? On en ressort crevés, comme les joueurs. Et puis ca me prendrait des heures de vous décrire le stade, je vous passe deux videos prises de mon portable, ca vous donnera une petite idée de ce qu’est la cancha

Et une deuxième pour la route, un peu plus fofolle, attention au son de vos enceintes (fin de match oblige)…
   Newell’s a gagné 1 à 0.
Je suis le porte bonheur de Mariano, ca fait trois fois que je vais voir un match, et trois fois que Newell’s ne perd pas. Ah oui, et Mariano m’affirme que je ne peux pas repartir d’Argentine sans me faire tatouer.
Je suis persuadé que si. Tiens, ca me donne une prochain idée de post. En vous remerciant bonsoir.

Non, il n’est pas trop tard…

•1 mars 2008 • Un commentaire

Enfin, ca y’est, je m’y met: LE BLOG. Ca fait déja pas mal de temps que ca me trottait dans la tête: “un blog pour faire quoi ? dire quoi? Faut le mettre à jour, j’aurais pas le temps, j’enverrais les photos par mail”, et autres justifications vaseuses… 
Mais voici plus de 5 mois que je suis en stage à Rosario, et que mes seuls contacts avec la France se résument à quelques minutes par jour passées sur le messenger, ce gestionnaire de sms utilisé abusivement sur mon lieu de travail. 
Aujourd’hui, je dispose d’une connexion internet même chez moi: champagne.
Je me suis interessé à ce type de support lors de la préparation de mon expatriation en visitant quelques blogs de français en Argentine. Les “billets”, la possibilité de mettre en ligne images et musiques ainsi que l’insertion de commentaires permettent, pour les plus sympathiques et meilleurs d’entre eux, le partage des points de vue et le dialogue. C’est l’ambition de ce blog sur lequel je ne perdrais pas mon temps à résumer 5 mois d’un coup. Ca n’aurait aucun intêret et de toute façons, il y a des petites choses qui ne manqueront pas de revenir…